Bilan des Game Awards 2022


Analyses, Chroniques / vendredi, décembre 9th, 2022

Alors que l’E3 et la GamesCom sont de plus en plus affaiblis par les mesures du COVID, mais aussi par les éditeurs qui fuient ces salons, les Game Awards semblent récupérer toutes les annonces. On peut facilement l’expliquer par le fait que les GA sont (avant tout ?) un long couloir de vidéos avant l’élection des jeux de l’année. Facile et intéressant pour les studios de confier leurs trailers sans avoir à acheter de stands et de faire un déplacement pour plusieurs jours.

Game Awards, mais surtout annonces

En comptant uniquement le préshow, pas moins de 42 annonces ont été faites, et il faut d’ailleurs bien relever la diversité des propositions. Des jeux bien sûrs, mais aussi des extensions (Cyberpunk 2077, Destiny 2), des éditions collector (Final Fantasy XVI, Baldur’s Gate 3) une série Valiant Hearts (connu chez nous comme Soldats Inconnus), un extrait pour le film Super Mario et de la VR avec Horizon Call to Mountain.

La hotte de Geoff Keighley était donc bien remplie et touchait également à presque tous les genres. Jeux de combat, d’action, d’aventure, party-game, RPG, multi, solo. Il y en avait pour tous les goûts.

Certains sont mieux lotis

Notons toutefois que la diversité étalée ne l’était pas pour tous. En effet, certains supports semblent avoir été privilégiés à d’autres. Tout d’abord, seuls deux exclus consoles ont pu être aperçues. Si Wayfinder sera temporairement lié à PlayStation et au PC, c’est Hideo Kojima qui a créé l’évènement avec l’unique véritable exclusivité de la soirée : Death Stranding 2. On ne sera pas surpris, connaissant l’accointance entre Keighley et Kojima…

Pas de cartouche spéciale pour Xbox en tout cas, qui était seulement présent par le biais de jeux tiers. Mais le réel perdant de cette soirée, c’est bien Nintendo, dont la Switch a peu été citée lors de toutes ces annonces. Pas de panique cependant, on sait que la firme de Mario n’aime pas faire comme les autres éditeurs, et préfère se réserver pour ses Nintendo Direct. De plus, les jeux tiers sont généralement un peu en retard sur Switch. Nul doute que la plupart des 40 titres communiqués se retrouveront bien sur la console hybride, même si cela n’est pas mentionné pour le moment.

De la suite dans les idées

Le grand fil rouge de ces GA, c’est sans doute la présence assez importante de suites. Qu’elles soient surprenantes (comme Hadès 2), à peine évoquées précédemment (Warhammer 40,000: Space Marine 2) ou connues de longue date (Star Wars Jedi Survivor). Au final, c’est un peu moins d’une quinzaine de nouveaux volets qui se sont abattus sur nous, sans compter les portages (The Returnal sur PC) ou les nouveaux contenus (Dead Cell). Il ne faudrait cependant pas bouder son plaisir, puisqu’on l’a dit, certaines sont de grosses surprises. À ne pas douter, Armored Core 6, Death Stranding 2 et Hadès 2 ont suscité la joie sur les réseaux sociaux.

De plus, le reste du line-up était tout aussi riche en nouvelles IP, puisqu’on en dénombre environ 18. Un comptage sujet à caution selon certains titres : Faut-il voir Crash Team Rumble comme une nouvelle IP ? Tout comme Transformers Reactivate ? Toujours est-il qu’il s’agit de nouveaux noms, dont quelques-uns viennent de la scène indépendante, comme Meet Your Maker ou Nightingale.

4 ans plus tard

Il y a quelques années, on avait fait le point sur les Game Awards. Il apparaissait que de grosses cartouches furent présentées pour des sorties très proches. De plus, les jeux étaient orientés AA pour la plupart. En faisant le point sur les annonces de cette année, il semble que ce soit toujours le cas, même si le taux de AAA monte également en flèche. Concernant les fenêtres de lancement, elles s’étalent entre février (Scars) et juin (Diablo 4), sur environ dix jeux. On compte de même quelques vagues « 2023 » voir un 2024.

Un mot également à propos des nominations, réparties sur 31 catégories. Si, sans surprise, Elden Ring et God of War Ragnarok ont lutté toute la soirée, notons que des jeux comme Stray ou Immortality faisaient respectivement partie des 6 meilleurs jeux et 6 meilleures « game direction ». Preuve que la partie meilleur jeu indépendant est de moins en moins utile. Notons également des catégories intéressantes comme celle de la meilleure performance, de la meilleure accessibilité, meilleur premier jeu ou encore la partie eSport. D’autres comme la meilleure adaptation ou celle du jeu le plus attendu rendent plutôt perplexe. Que ce soit sur les critères de comparaison (The Cuphead Show contre Uncharted?) comme sur la finalité de la catégorie.

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