The Mandalorian – Saison pilote


Cinéma / jeudi, janvier 16th, 2020

Alors que la saga Skywalker vient de s’achever, l’univers Star Wars continue d’exister comme jamais. Le relancement de l’univers en 2015 (et le rachat de Disney) ont permis de proposer plusieurs spin-off. Parmi ces derniers, The Mandalorian a la lourde charge de faire venir le public sur la plate-forme de streaming Disney+.

Étude de marché

Évacuons donc rapidement cette logique qui colle toujours à l’univers Star Wars. Oui, la série de Jon Favreau est un outil marketing pour attirer le sériephile. Eh oui, il y aura bien un personnage chargé de vendre des cargaisons de produits dérivés. Ainsi, R2D2, BB8 ou le Porg laissent place à un bébé Yoda tout mignon. Le personnage est tellement réussi (autant en terme scénaristique que produit marketing) que l’on peut dire qu’il porte à lui tout seul la popularité de cette saison.

Comme on l’a dit, il ne s’agit pas que d’un simple produit, à la différence du Porg par exemple. La petite créature verte est au centre de la saison (et de la série, sans doute). Dès que le chasseur de prime mandalorien la rencontre, sa nouvelle mission personnelle sera de la protéger.

La trilogie Star Wars du dollar

À l’instar de Rogue One, The Mandalorian se détache complètement du style Star Wars. Si l’œuvre de Gareth Edwards lorgnait du côté du film de guerre, la série de Jon Favreau est, elle, à placer dans le western spaghetti. C’est en premier lieu la bande originale qui vient nous mettre la puce à l’oreille, puis ce sont les compositions de l’image, souvent marquées par le soleil, qui enfoncent le clou. Et lorsque les premiers duels ou le passage façon Les 7 mercenaires arrivent, il n’y a plus de doute.

Évidemment, le western et le space opera n’ont pas attendu The Mandalorian pour se marier (une pensée pour Cowboy Bebop et Galaxy Ranger), mais le résultat reste très convaincant et repose sur un savant mélange des deux genres.

Mandalorian à dire

Cependant, ce cocktail garde un petit point noir : celui du rythme. Comme les films de Sergio Leone le héros marche doucement, écrasé par le soleil, vers sa quête. À tel point qu’ici, on a l’impression que la série ne nous propose que des extraits qui pourraient se voir dans le désordre. Heureusement, Jon Favreau nous surprend in extremis en assemblant toutes les pièces du puzzle pour clore la saison sur un final satisfaisant. Sans ce baroud d’honneur, il aurait été difficile de conseiller The Mandalorian.

Ceci étant… il est quand même difficile de conseiller The Mandalorian. Déjà parce que c’est une série qui ne parlera qu’aux fans de Star Wars (et surtout aux aficionados des Fett). Corsé pour les non-fans de rentrer dans cette saison, qui, rappelons-le, se passe entre l’épisode 6 et 7. Il faudra donc réviser ces classiques pour tout saisir. De plus, il faut lutter contre les problèmes de rythme pour accéder à la fin de la saison… qui ne répondra à aucune question. The Mandalorian pourrait d’ailleurs très bien s’arrêter là, d’autant plus que Jon Favreau casse le gimmick de la série à quelques minutes de la fin…

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