Psyonix est racheté par Epic Games


Actus / lundi, mai 6th, 2019

Décidément, quoi qu’on pense de cet éditeur, Epic Games est un maître en communication. Chacune de ses actions fait réagir en grande pompe la presse et les joueurs. Le buzz continue, avec, cette fois-ci, l’achat du studio Psyonix, responsable du gros succès Rocket League. Évidemment, la grogne monte du côté des utilisateurs.

Un cran de plus

Après avoir joué sur le pourcentage de gains des développeurs, après avoir obtenu de grosses exclusivités, Epic Games frappe encore, toujours plus fort. Quoi de mieux pour le créateur du phénoménal Fortnite que d’acheter le studio ayant pondu l’un des titres les plus joués de ces dernières années ? Depuis la sortie de Rocket League en 2015, le jeu n’a cessé de grossir ses rangs d’utilisateurs. Au point qu’il fait partie des titres les plus lancés sur Steam. Cependant, la création de Psyonix passera bientôt sur le catalogue de l’Epic Games Store.

Cette acquisition par Epic Games ne peut donc qu’inquiéter les joueurs. Si l’éditeur a promis que Rocket League resterait sur Steam pour le moment (avec ses mises à jour), des interrogations se font sentir. Combien de temps durera cette garde alternée ? Faudra-t-il racheter le jeu sur le nouveau lanceur ? Qu’en est-il des comptes et des DLC achetés ? Et les contenus créés par les utilisateurs seront-ils transférables ?

Haine et arrogance

Si ces questions sont cristallisées par la meilleure réponse de cette annonce sur Reddit, d’autres ont prôné leur déconvenue autrement. Sans surprise, depuis la communication d’Epic Games sur le sujet, l’évaluation de Rocket League sur Steam a baissé en flèche. Un review-bombing qui est devenu l’arme principale des anti-Epic Games Store. Un autre moyen de contestation, qui prend tranquillement l’ascendant sur le boycott.

Les revenus de Psyonix ne devraient cependant pas trop baisser, puisque passer à l’ennemi, c’est bien sûr récupérer plus de gain sur les ventes, mais aussi ne pas payer l’Unreal (un moteur graphique développé par Epic Games) et justement avoir les moyens de ce gros éditeur. Un confort qui devrait permettre d’alimenter encore Rocket League en contenu. On espère en revanche que la politique du crunch à outrance d’Epic ne se transmettra pas à Psyonix.

Enfin, n’oublions pas les versions consoles dudit jeu. Celles-ci ne devraient pas être touchées par ce rachat. On voit mal Epic Games se priver de deux marchés, alors que son but est principalement de taquiner son rival, Steam. Devant une agressivité toujours plus accrue, ce dernier n’a pas daigné lever le petit doigt.

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