Les patrons d’Activision et EA sont « trop payés »


Actus / mardi, février 26th, 2019

Ne soyons pas dupes. On s’en doutait, les CEO des gros éditeurs de jeux vidéo reçoivent un salaire qui parait indécent. À tel point que d’après l’organisme As You Sow, Bobby Kotick et Andrew Wilson (patrons respectifs d’Activision-Blizzard et EA) font partis des 100 CEO américains à être trop payé.

Surclassé

Cela fait déjà cinq ans que cette association émet un classement comme celui-ci. Toutes les informations financières de plusieurs sociétés sont analysées pour en faire un tableau. Paie du CEO et celui d’un employé moyen, pourcentage d’actionnaires… tout est passé à la moulinette. Le but ? Voir la différence entre le salaire du personnel et du patron afin de faire pression sur ces plus riches que riche.

Si Mendelez, Walt Disney ou encore Mattel sont dans le top 10, il faut attendre la 45e place pour trouver Bobby Kotick. Celui-ci détenait l’an dernier un salaire annuel de 28 698 375 dollars. Soit 2 391 531 et 25 cents (soyons précis) à dépenser chaque mois. À titre de comparaison, c’est 306 fois plus que celui d’un employé moyen d’Activision. Pour Andrew Wilson, classé 98e, sa paie fût de 35 728 764 $, mais les actionnaires sont plus nombreux à avoir voté ce revenu.

Trop, c’est trop ?

On l’a dit, ces chiffres ne surprennent pas tellement, tant ces éditeurs semblent brasser de l’argent. En revanche, il est intéressant de noter que les différents bruits de couloirs annoncent pourtant que les choses vont mal pour ces deux éditeurs. Notamment chez Activision, qui a dû subir des coupes budgétaires drastiques. Citons par exemple le récent licenciement de plus de 800 personnes.

As You Sow déclare que Bobby Kotick et Andrew Wilson gagnent respectivement 81 % et 123 % de leur salaire en trop. Cependant, il faut également dire que ces deux hommes d’affaires ont fait renaitre les deux sociétés d’édition. D’un côté, Kotick a racheté Activision, alors dans la tourmente, en 1995. Deux ans plus tard, la marque faisait à nouveau du profit. Si Andrew Wilson n’a pas acquis Electronic Arts, il l’a tout de même sauvé. La crise économique de 2008 obligea l’entreprise à se séparer de 1500 employés. Ce n’est qu’en 2013 que Wilson arrive, et relance EA en misant sur le dématérialisé et le game as service. Quelque part, si ces deux personnes gagnent autant, c’est qu’elles produisent également autant d’argent.

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