CI Games lance un label indépendant


Actus / mardi, janvier 22nd, 2019

Quoi qu’on en pense, CI Games n’a pas froid aux yeux. Alors que le studio a échoué trois fois avec sa licence Sniper Ghost Warriors, celui-ci tente une tout autre aventure, en parallèle d’un nouvel opus. Fort de sa mauvaise expérience, CI Games scinde son équipe afin d’aider les jeux indépendants, via un label. Ce développeur n’est d’ailleurs pas le seul à récemment être passé du côté de l’édition.

L’offre…

Revenons rapidement sur la situation de CI Games. L’erreur du studio était sans doute d’affronter les gros FPS avec Sniper Ghost Warriors. Si le premier et deuxième opus citent clairement Call of Duty, le troisième épisode suit les traces de Far Cry. Cependant, une production de taille moyenne peut difficilement rivaliser avec des blockbusters, qui possèdent plus de budget pour les graphismes et la communication. Si un autre Sniper Ghost Warriors est en développement, il sera cette fois-ci moins ambitieux, avec toutefois un accompagnement sur le long terme.

Ainsi, si sa licence de sniper et Lords of the Fallen lui permet de faire de faibles profits, la création d’un label peut être une source supplémentaire de revenu. CI Games pourra injecter de l’argent dans des jeux indépendants en espérant avoir flairé les bons filons. Preuve en est, d’autres studios de taille moyenne (Team 17 et Starbreeze) sont récemment devenus éditeurs.

… et la demande

Le développeur de The Lords of the Fallen vient donc de créer le United Label, composé de 8 personnes. Ces dernières auront la lourde tâche de suivre et d’aider le développement de titres indépendants. Justement, à peine annoncé que ce label édite déjà quatre jeux, Eldest Soul, Horae, Röki et Tails of Iron.

Car si CI Games pourra compter cela comme un complément monétaire, et comme une source de visibilité supplémentaire, c’est la même chose pour leurs partenaires. Ainsi, l’arrivée de nouveaux éditeurs tient dans le fait que la situation est tout aussi complexe pour un moyen acteur que pour un petit. Sachant qu’il y a de plus en plus de jeux qui sortent chaque année (notamment sur Steam), les développeurs sont obligés de trouver un éditeur, ne serait-ce que pour la communication. Difficile en effet de se faire une place sur les différentes plates-formes de téléchargement. Là où les grosses compagnies publient des titres « indés » pour occuper tous les terrains, l’association entre moyens et petits studios se fait pour la complémentarité financière.

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