Last Year : The Nightmare signe le retour des slashers des 90’s


Actus / vendredi, septembre 28th, 2018

Les fans peuvent crier « enfin ! ». Cela fait quatre ans que le projet Last Year a vu le jour sur Kickstarter. Après quelque 114 711 dollars et un peu de temps donc, les développeurs s’apprêtent à vendre leur jeu sur Discord. Mais ce titre synthétise surtout la vague de slashers qui déferlent actuellement dans les différents médias.

The Faculty

Avant toute chose, il faut savoir que Last Year : The Nightmare est un jeu asymétrique, dans lequel un joueur incarne un monstre/psychopathe, tandis que 5 autres utilisateurs tentent de survivre en tant que simples adolescents. Ajoutons à cela que l’action se passe de nuit dans un lycée typiquement américain et on obtient le parfait film d’épouvante des années 90. En termes de gameplay, on note que les personnages clichés (le nerd, la cheerleader…) correspondent en réalité à des classes. Le quarterback blond sera par exemple le tank de l’équipe, capable de résister aux attaques et même de riposter efficacement. Chacune des compétences prévues facilite évidemment l’échappatoire. Quant au tueur, s’il est aussi lent que n’importe quel boogey-man, il peut tout de même se téléporter relativement proche des survivants, pour les attraper un par un.

So 90’s

Malheureusement, hormis le système de classe, Last Year : The Nightmare possède un défaut : il sort après Friday the 13th et Dead by Daylight. Soit deux jeux proposant plus ou moins le même principe. Trop tard pour être acclamé ? Pas sûr, car si du point de vue du gameplay, cela est semblable, il en est rien côté ambiance. Les deux titres précédemment cités se veulent clairement des années 80, notamment par la présence de Freddy Krueger, Jason Voorhees ou encore l’homme à la tronçonneuse. Last Year place plutôt son influence du côté de The Faculty, Scream, Urban Legend et évidemment Last Summer, dont le titre est très proche. Reste maintenant à voir si les développeurs n’ont fait qu’empiler ces références, ou s’ils elles sont utilisées de manière plus fine.

Boogey woogie man

Mais finalement, peu importe l’âge de ces références, ce qui est intéressant ici, c’est bien le genre. Ces cinq dernières années, on a pu assister à un énorme retour du slasher. On parlait tout à l’heure de Friday the 13 th et Dead by Daylight, et on pourrait aussi citer Until Dawn. Ce retour se voit également du côté du média cinématographique. It Follows le premier a réutilisé tous les codes du sous-genre à travers un propos nouveau. Peu après ont suivi Happy Birthdead (un film d’horreur concept), la série Scream en 2015 ou le prochain Halloween et peut-être même un remake de Candyman. Il est évident que ce sous-genre a le vent en poupe, mais pourquoi exactement ? S’il est difficile d’établir une réelle réponse, on peut tout de même arguer que le genre de l’horreur avance toujours par période. Depuis les années 2000 par exemple, les films traitant de possessions ou d’esprits en tout genre côtoyaient les torture-porn, aujourd’hui disparues. Cependant, ce qui est véritablement nouveau, c’est de voir les réalisateurs et développeurs utiliser ce genre pour dénoncer des phénomènes sociaux, comme le faisait It Follows, Get Out ou encore Mister Babadook.

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