Dossier : Netflix, Amazon Prime… que choisir ?


Chroniques / samedi, juin 2nd, 2018

La révolution est lancée depuis un moment. Si le téléchargement illégal et le téléviseur existent toujours, la vidéo à la demande par abonnement, elle, fait son trou. C’est tout un nouveau mode de consommation qui apparaît (quoique toujours plus proche de l’équation demande express, offre express), avec son nouveau vocabulaire. Le « prime-time » laisse place au « binge watching », au grand dam des non-connectés. Si vous aimeriez en savoir plus ces services obscurs, si légaliser votre demande vous intéresse, si vous voulez trouver un équivalent hipster du (nouveau) géant Netflix ou tout simplement si vous voulez comparer les différents services de streaming légaux de vod, c’est par ici.

Vidéo à la demande par abonnement : Un titre à rallonge

Streaming, vidéo à la demande VsD, replay… Beaucoup de mots qui ont inondé le marché visuel, même si, ici, nous ne parlerons que de vidéo à la demande par abonnement. On connaissait déjà la VàD (vidéo à la demande donc) qui permettait de louer un film ou une saison de série pendant plusieurs heures de manière immatérielle. Une offre légale qui a essayé de contrer le téléchargement, en étant disponible sur tous les bouquets télé. Cependant, c’est bien le même service par abonnement qui aura mis tout le monde d’accord. Cette fois-ci, le consommateur paie au mois pour avoir accès à un catalogue de film. Pour un peu moins de deux fois le prix de la location d’un film, le consommateur peut regarder des heures et des heures de programme. Toutefois, si la VoD permet de voir des films sortis très récemment, les VàD par abonnement doivent attendre 2 ans et demi après la sortie du film en salle. C’est ça, grosso modo, la vidéo à la demande par abonnement.

Si Netflix triomphe aujourd’hui chez les jeunes, il est loin d’être le seul compétiteur du marché, et se jeter dessus parce que tout le monde le fait serait une erreur. On vous propose donc un bref comparatif des cinq principaux services de VàD par abo.

Netflix

netflix

N’y allons pas par quatre chemins, Netflix revient de loin. Si cette société cartonne depuis quelques années en France (depuis 2015 environ), elle existe déjà depuis bien longtemps (1997), avec pourtant toujours les mêmes ambitions : la location de films en ligne, grâce à un abonnement. Aujourd’hui, les choses ont bien changé et Netflix est même une société de production de plus en plus importante.

Pourquoi cette explosion soudaine de popularité ? Le bouche-à-oreille entre autres, mais surtout : un bon gros catalogue de série. Indéniablement, Netflix a le plus gros, et surtout le plus éclectique des catalogues série. Récentes ou non, US ou Françaises, matures ou jeunes, cette plate-forme dispose d’un peu de tout, et évidemment de ces propres séries. Le petit couac, c’est qu’en majorité, ces séries sont récentes. Ici, il n’y a que des séries cultes des dix dernières années, voir moins.

Côté film, le CNC pose ses griffes sur Netflix : le catalogue US est bien plus rempli qu’en France. Comprenez par là que si aux États-Unis, la société de VàD par abo contiendrait 100 000 programmes (chiffre purement fantaisiste), il y en aurait 10 000 pour le même service, mais en France. Il manque donc beaucoup de films, et c’est tout à fait normal puisque voulue par la chronologie des médias. Cela reste tout de même correct, et il y a fort à parier qu’un mois ne vous suffira pas à voir tout ce qui vous plait.

Le bonus sympa : elle propose une liste d’envie et tente de trouver les films qui sont susceptibles de vous plaire. C’est encore clairement perfectible, mais la liste d’envie est la première chose que vous verrez une fois que vous lancerez le catalogue.

Mauvaise pioche : Hormis la liste d’envie, l’écran d’accueil est un peu le fouillis

SFR Play

sfr play

Anciennement Zive. Malgré ses différents changements de noms et donc de formes, le service de SFR Play n’a finalement pas changé grand-chose dans le fond. Il s’agit malheureusement du service le moins intéressant des cinq.

Commençons par l’offre série qui peut se vanter d’être très européenne. On trouve en effet beaucoup de productions britanniques, nordiques et bien évidemment françaises. Bien sûr, les séries US existent bien dans le catalogue, mais sont peu nombreuses et pas forcément très intéressantes (comprenez par là rien de vraiment culte, à part Lost).

Côté films, là aussi c’est très spécialisé. Cette fois-ci, pas de grande différence de nationalité, mais plutôt au niveau des genres. SFR Play est sans doute le catalogue le plus intéressant pour les enfants. On retrouve ainsi bon nombre de films Disney, que ce soit en animation ou non. En revanche, le reste est très pauvre. Certaines catégories ne comptant que 6 films !

Le bonus sympa : Outre sa spécialisation qui peut-être intéressante selon votre utilité du service, SFR Play propose des cycles. Soit il s’agit de plusieurs œuvres du même réalisateur, soit il s’agit d’une thématique reliant plusieurs films (« girl power » ; « visages de l’Amérique »).

Mauvaise pioche : Vous l’aurez compris, l’un des catalogues, si ce n’est le plus pauvre.

CanalPlay

canalplay

Le groupe Canal ne pouvait pas bien sûr passer à côté du phénomène du VàD par abo. Une stratégie qui rejoint finalement assez logiquement sa première mission.

Niveau série, CanalPlay tente d’être un peu partout à la fois. Toutes les nationalités sont couvertes, tous comme les genres. En revanche, on trouve surtout du récent comme Person of Interest par exemple. Pas de grosse série culte, hélas, à se mettre sous la dent.

Sur le catalogue film, c’est clairement plus garni qu’un SFR Play, sans pour autant jouer dans la cour des grands. On trouve donc de tout et là encore, un mois ne suffira pas à tout voir.

Le petit bonus : On trouve des catégories un peu plus funky. Si vous avez envie de films de zombies, de superhéros ou de films particulièrement violents… la plate-forme vous permettra de choisir dans un pack contenant plusieurs films contenant ces thématiques.

Mauvaise pioche : On a plusieurs déconnexions intempestives lors d’un visionnage de film.

Amazon Prime

amazon prime video

Avec l’explosion de Netflix, le géant Amazon a vu là la possibilité de gagner en visibilité. D’ailleurs, l’abonnement au catalogue est très clair sur la volonté du groupe puisque celui-ci est inclus dans l’offre Amazon Premium. Au fond, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un camouflet pour vous faire venir sur Amazon. Cependant, ce camouflet est loin d’être mauvais !

Côté série déjà, Amazon Prime se veut un sérieux concurrent de Netflix. La plate-forme propose ainsi ses propres séries (Amerian Gods par exemple). À côté, elle pioche dans des séries US très récentes, mais pas forcément très bien connues.

Niveau film, c’est assez faible. Un mois ne suffira pas pour faire le tour de ce que l’on désire voir. En revanche, deux mois devraient être assez. D’ailleurs, Amazon Prime copie Netflix même dans les défauts puisque la chronologie des médias fait que le catalogue français est bien plus restreint que celui US. On retrouve tout de même un peu de tout, et surtout du blockbuster américain assez classique.

Bonus sympa : le X-Ray. En somme, lorsque le spectateur regarde son programme, il peut cliquer sur ce bouton afin d’avoir des informations supplémentaires liées à la scène. Si vous avez tendance à vous dire, « Il me dit quelque chose lui ! Je l’ai déjà quelque part cet acteur », X-Ray est un formidable atout. Il permet donc de trouver les acteurs de la scène en question, mais aussi (parfois), la musique entendue.

Mauvaise pioche : L’ergonomie du site est assez désastreuse. La barre de recherche qui trouve surtout les programmes les plus populaires. Tandis que l’écran d’accueil est étrangement trié. Films entièrement en VO côtoient séries uniquement en VF pendant que les films VF/VOST sont plus bas… Un fourre-tout.

OCS

ocs

Mine de rien, la plate-forme d’Orange commence sérieusement à monter en puissance à tel point que l’on a un peu perdu de vue le fait qu’elle appartient bien au groupe Orange.

Il faut dire que côté série, OCS a de sérieux avantages. En premier lieu, on note la catégorie US+24. Elle permet ni plus loin de suivre la diffusion d’une série américaine avec 24 h de décalage. Pratique pour les fans de The Walking Dead par exemple. D’ailleurs, OCS peut compter sur l’un des meilleurs catalogues série. En effet, la plate-forme propose de l’on ne peut plus récent donc, mais aussi des classiques de la série. En cela, OCS s’impose comme la plate-forme de « sériephile » et non pas de « consommateur de série ».

Côté films, au premier coup d’œil, ce n’est pas foufou. On est presque au niveau d’Amazon Prime. Au passage, on note qu’il y a finalement peu de films dédiés à la jeunesse, situant ainsi OCS à l’opposé SFR Play (coïncidence ?). Cependant, ce faible catalogue se dément rapidement. En effet, la plate-forme d’Orange se met à jour très souvent. Là où il faut attendre au mois toutes les semaines, si ce n’est tous les mois pour voir de nouveaux titres, ici, on trouve au moins un nouveau film par jour !

Bonus sympa : Cette particularité s’explique facilement par le fait qu’OCS se veut avant tout bouquet de télévision. Ainsi, il est possible de regarder l’une des quatre chaines de l’offre, ou de choisir son film soi-même. Un entre-deux plutôt malin, en plus du US+24 et de ces séries de qualité.

Mauvaise pioche : On a rencontré quelques erreurs de lecture pendant certains films. Le plus énervant, c’est que cela arrivait toujours au même moment du film.

Conclusion tant attendue :

En guise de conclusion, on est tenté de vous proposer l’échappatoire classique, mais presque logique : « C’est à vous de voir ! » Vous l’aurez compris, les différentes plates-formes sont taillées pour différents publics. Cependant, OCS nous a semblé plus intéressant, car possédant plus d’avantages. Au final, on vous encourage à multiplier les offres d’essai gratuites, en espérant que ce rapide comparatif vous a fait découvrir des alternatives à d’autres VàD par abonnement, à la télévision ou même aux moyens illégaux de regarder films, séries, animées, etc.

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